Cybersécurité

Sauvegarde des données et plan de reprise pour les PME de Nice

Une sauvegarde protège votre PME à trois conditions : qu'elle soit déconnectée ou externalisée, qu'elle couvre réellement toutes vos données — messagerie et logiciels métier compris — et qu'une restauration ait déjà été testée. Le plan de reprise d'activité ajoute la question du délai : en combien de temps redémarrez-vous, et quelle quantité de travail acceptez-vous de perdre ? MZ Informatique met les deux en place chez les PME de Nice et des Alpes-Maritimes.

Pourquoi une sauvegarde branchée en permanence ne protège pas ?

Parce qu'un rançongiciel chiffre tout ce que le poste peut atteindre, sauvegarde comprise. Un disque externe laissé connecté, un partage réseau monté en permanence ou un dossier synchronisé automatiquement sont vus par l'attaquant exactement comme le reste des données. C'est l'une des trois failles que nous retrouvons dans la quasi-totalité des parcs que nous auditons sur la Côte d'Azur : des sauvegardes stockées sur le même réseau que les données.

Une sauvegarde utile est déconnectée ou externalisée, elle est vérifiée, et surtout elle a déjà été restaurée au moins une fois. Une sauvegarde jamais restaurée n'est pas une sauvegarde : c'est une hypothèse.

Comment organiser la sauvegarde d'une PME ?

Selon un principe simple, connu sous le nom de règle 3-2-1 : trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une copie hors site. Concrètement, pour une PME de vingt postes : les données de production sur le serveur ou le poste, une copie locale rapide pour les restaurations du quotidien — un fichier effacé, une version écrasée — et une copie externalisée, hors des locaux et hors du réseau, pour les sinistres majeurs : incendie, vol, rançongiciel.

Nous ajoutons systématiquement deux points que l'on oublie : quelles données sont sauvegardées — les boîtes mail et les outils en ligne le sont rarement par défaut — et combien de versions successives sont conservées, car une donnée corrompue depuis trois semaines ne se récupère pas avec une seule sauvegarde de la veille.

  • Les données du serveur de fichiers et des postes de travail.
  • Les boîtes aux lettres et les espaces de travail en ligne, rarement sauvegardés par défaut.
  • Les bases de données de vos logiciels métier, sauvegardées à froid ou de façon cohérente.
  • Les configurations des équipements réseau, pour reconstruire vite après un sinistre.

Qu'est-ce qu'un plan de reprise d'activité (PRA) ?

C'est le document qui répond à une seule question : que fait-on, dans quel ordre et en combien de temps, quand l'informatique s'arrête ? Il fixe deux valeurs décidées avec vous, pas subies : le délai acceptable avant reprise du service, et la quantité de travail que vous acceptez de perdre — une heure, une demi-journée, une journée. Ces deux chiffres déterminent tout le reste, y compris le budget.

Le plan liste ensuite les applications par ordre de priorité — la paie n'a pas la même urgence que la caisse ou que la gestion commerciale —, les personnes à joindre, les accès nécessaires et l'emplacement des sauvegardes. Il tient en quelques pages lisibles, pas en un classeur que personne n'ouvrira le jour venu.

Un PRA sans test n'est qu'une intention. Nous rejouons une restauration réelle à intervalles réguliers et nous vous remettons le compte rendu : durée observée, ce qui est revenu, ce qui a manqué.

Que vérifions-nous lors d'un test de restauration ?

Quatre choses, dans cet ordre. Que la sauvegarde s'ouvre — un support illisible ou un chiffrement dont personne n'a la clé n'est pas un cas d'école. Que les données sont complètes, y compris les fichiers ouverts au moment de la copie et les bases de données. Que l'application redémarre une fois les données restaurées, ce qui suppose de disposer aussi des configurations. Que le délai observé correspond à celui annoncé dans le plan de reprise.

Ce test fait partie de l'audit de sécurité initial : nous ne nous contentons pas de regarder le voyant vert de la console de sauvegarde. C'est souvent à ce moment-là que l'on découvre ce qui n'était pas sauvegardé.

Combien coûte la sauvegarde externalisée ?

Elle est incluse dans notre forfait mensuel de protection et de supervision, facturé par poste et par mois, aux côtés de l'antivirus supervisé, des mises à jour et de l'assistance. La mise en place initiale — remise à plat des sauvegardes existantes, externalisation, premier test de restauration — relève de la mise en conformité initiale, chiffrée au devis.

Le volume de données et le nombre de serveurs font varier le montant, pas la complexité de la solution. Nous privilégions des mécanismes standards que vous pourriez reprendre ailleurs : aucune donnée n'est enfermée dans un format qui vous rendrait dépendant de nous.

Questions fréquentes

Sauvegarde et PRA : ce qu'on nous demande

Nos données sont dans le cloud : sont-elles sauvegardées ?

Pas au sens où vous l'entendez. Les grands services en ligne assurent la disponibilité de leur infrastructure, pas la récupération d'un fichier que vous avez supprimé il y a six semaines, ni d'une boîte aux lettres vidée par un compte compromis. Une sauvegarde tierce de vos espaces en ligne reste nécessaire : c'est l'un des premiers points que nous vérifions.

À quelle fréquence faut-il tester une restauration ?

Au minimum une fois par an, et systématiquement après tout changement significatif : nouveau serveur, changement de logiciel métier, migration de messagerie. Nous rejouons le test dans le cadre du forfait de supervision et vous remettons le compte rendu : durée observée, ce qui est revenu, ce qui a manqué.

Quelle différence entre sauvegarde, PRA et haute disponibilité ?

La sauvegarde conserve une copie des données. Le plan de reprise organise le redémarrage : quoi, dans quel ordre, en combien de temps. La haute disponibilité, elle, vise l'absence d'interruption grâce à des équipements redondants ; elle coûte nettement plus cher et ne se justifie que pour les activités qui ne peuvent pas s'arrêter une heure. Pour la plupart des PME, sauvegarde plus PRA suffit.

Où sont hébergées les sauvegardes externalisées ?

Le lieu d'hébergement est arrêté avec vous au moment de la mise en place et inscrit dans votre registre des traitements, avec la durée de conservation retenue. Nous privilégions un hébergement au sein de l'Union européenne et un chiffrement dont vous détenez la clé.

Votre dernière restauration remonte à quand ?

L'audit gratuit inclut un test de restauration réel, sur site à Nice, Sophia Antipolis, Cannes ou Monaco. Vous saurez enfin ce que vos sauvegardes valent.